' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image lundi 10 mars 2008, 19:21

Description
Rencontre incontournable avec ce petit bivalve  (Dreissena polymorpha) appelé " moule zébrée " pour la forme des dessins sur sa coquille. Mesurant tout au plus 2 à 4 cm de long, elle vit comme toutes les moules, fixée par un byssus. Cette espèce originaire de la mer Caspienne et de la mer Noire, elle fût ramenée dans les ballasts des bateaux vers la fin du XVIIIème siècle.

Habitat
Leur préférence va pour les eaux douces stagnantes, lacs et étangs, comme le lac de Torcy, mais on les trouve aussi dans les rivières et fleuves. Elles se fixent en paquets un peu sur tout, roches, pierres, plantes, branches mortes, objets divers et variés jetés par l'homme (bouteilles en plastiques, chaussures, balles de golf…), autres animaux peu mobiles comme les bivalves et gastéropodes, et même des écrevisses.

Nutrition
Comme tous les mollusques bivalves (à deux valves) la moule est un filtreur actif dont on aperçoit aisément les siphons. Elle aspire l'eau par le plus gros siphon, filtre la nourriture (algues, bactéries, et détritus organiques) en suspension à travers ses branchies et expulse ensuite l'eau filtrée par le petit siphon. Ce phénomène est actif, ce qui lui permet de filtrer des volumes très importants d'eau
Cliquez pour agrandir l'imageReproduction
De la fin du printemps à l'automne, quand la température remonte, les moules libèrent des dizaines de milliers de gamètes mâles et femelles qui une fois réunis, en quelques jours, se transforment en une larve qui atterrira au gré des courants sur un support favorable.

Comportement-Biologie
Elles peuvent être des contributeurs au cycle de vie d'un ver parasite (Bucephalus polymorphus) qui s'enkyste dans le corps d'un poisson et y provoque des lésions presque toujours mortelles. L'exemple d'hôte le plus réceptif est sandre.
Les oiseaux se nourrissent de ces moules et même si elles pourraient être comestibles, la prudence élémentaire vous recommandera de ne pas les consommer (elles servent d'indicateur de pollution par les métaux lourds et les pesticides qu'elles accumulent par filtration…).
Elles sont aussi accusées de désastres écologiques, comme celui dans le lac St Clair (Michigan, USA) ou elles auraient fait disparaître la moule indigène. Ce qui est sûr c'est qu'elles bouchent les grilles et conduites d'eau, et c'est pour cette raison qu'elle sont devenues des ennemies de l'homme

Les écrevisses de Torcy - Jacques Dumas

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Description
Il s'agit des  petites écrevisses américaines (Orconectes limosus) introduites voilà près d'un siècle (1911 dans le Cher) afin de suppléer l'écrevisse française (européenne) Astacus astacus décimée par une maladie. Le gros avantage est la forte adaptabilité de cette espèce très résistante, le revers c'est qu'elle colonise tous les habitats et a finit même par prendre la place des quelques écrevisses françaises. Ceci fait que de nos jours les écrevisses européennes dites " à pattes rouges " sont devenues plutôt rares, et restreintes à l'Est de la France.
Cette écrevisse américaine mesure 9 à 10 cm, pour 10-20 g. On la reconnaît à sa couleur brune tachetée de marron ou de rouge sur le dos de l'abdomen. On la distingue visuellement en plongée de l'écrevisse européenne qui présente des extrémités de pinces et pattes de couleur rouge. A ma connaissance cette dernière est absente des eaux de Torcy qui ne sont pas d'assez bonne qualité pour elle.

Habitat
Ce petit crustacé aime bien les eaux calmes, las, étangs, rivières lentes, ce qui correspond tout à fait au lac de Torcy. Mais le plus important est de savoir qu'elle tolère des eaux pas toujours très propres, ce n'est donc pas un indicateur de qualité d'eau…. Elle s'enfouit dans la vase, mais vit essentiellement sous les pierres et dans des sortes de terrier qu'elle creuse dans le sol. Il s'agit parfois de galeries assez profondes. Elle est accompagnée à Torcy d'une espèce invasive de crevettes venues de la mer Caspienne (ce sera le sujet d'une autre fiche)

Nutrition
Comme tous les crustacés, les écrevisses sont des charognards qui nettoient les fonds des cadavres de poissons, mollusques…Tout leur est bon, vers, autres crustacés, poissons, qu'ils soient vivants ou morts.
Leurs prédateurs dans le lac de Torcy sont probablement le sandre, grand poisson blanc carnassier qui fera l'objet d'une prochaine fiche.
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La période de pontes observée dans le lac de Torcy est fin mai courant juin, même si classiquement ce serait plutôt avril-mai. Probablement que cela dépend si l'hiver a été rigoureux ou pas. On observe alors les écrevisses cachées dans leurs terriers qu'elles ne quittent que peu car les femelles gardent les oeufs (400-500) sous leur abdomen pendant 5 semaines environ.  Une fois nées les petites écrevisses restent  en général une huitaine de jours sous la protection de leur mère avant de pouvoir se débrouiller seules. Il ne nous restera plus qu'à surveiller de près au printemps prochain afin de ramener quelques images des progénitures…

Comportement-Biologie

Dès que la température refroidit courant d'automne, on commence à voir les écrevisses se promener sur le fond. Elles regagneront leurs galeries courant du printemps pendant la période d'incubation des oeufs, et resteront cachées pendant l'été. Ces animaux ont surtout des moeurs nocturnes.
A noter que cette espèce est classée " nuisible ", car il s'agit d'une espèce envahissante, et donc pèchable n'importe quand, par contre il est strictement interdit de la transporter vivante comme toute espèce invasive.


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